PO LI et LI PO
Duvel, une muse
pour nos deux choucas, pour preuve
ils bégaient tiak tiak
il peut parler le patron
c'est lui seul qui vous l'écluse
Nos deux choucas - ils furent trois au début de l'aventure - aimaient poser devant l'objectif, surtout si une Duvel se profilait à l'horizon! Rien qu'à voir la bouteille, ils ne se sentaient plus de joie et se mettaient à tiaktiaker à qui mieux mieux. Po Li et Li Po ont fait le bonheur de toute la famille, des petits-enfants en particulier. A tour de rôle, Mathilde, Laura, Mathieu et Tanguy s'en occupaient, plus fiers qu' Artaban. Rendez-vous compte : pouvoir tenir en main des oiseaux libres de leurs mouvements! Le paradis terrestre, vous dis-je.
Comme j'étais celui qui les avait sauvés à la sortie du nid, c'est vers moi qu'ils s'amenaient avec le plus de plaisir. J'écartais les bras à la manière de l'homme nu de Léonard de Vinci, criais "tiak tiak" et ils quittaient le toit pour venir se poser sur mes musculeuses épaules. Impressionnant! Quel bien-être n'éprouvais-je pas à ces moments-là!
Confiants comme des enfants vis-à-vis de leurs parents, ils venaient le soir me becqueter les oreilles en signe d'amitié ou se tenir, sans dire un mot, à côté de moi. Si je leur parlais, ils me répondaient dans une langue que je n'eus pas le temps d'apprendre. Un jour que je promenais la tondeuse près de la sapinière, les deux choucas (incroyable mais vrai!) se posèrent sur mes épaules. Je les ai trimbalés durant un bon quart d'heure. Ni le bruit de la tondeuse, ni mes mouvements un peu brusques n'eurent raison de leur stoïcisme. Même pour la mise en marche qui nécessite des gestes énergiques, l'un des oiseaux se tenait perché sur moi. Quelle confiance! J'en étais tout retourné. Des anges, ces oiseaux noirs...
Les souvenirs m'assaillent : une autre fois, Po Li participa à l'une de mes randonnées cyclistes, toujours sur une épaule, la gauche, à l'ébahissement d'un homme qui travaillait devant chez lui. A mon tour de faire preuve d'une certaine fierté. C'est bien simple : je commençais à me prendre pour saint François d'Assise. J'aurais bien fait de le prier plus souvent!
Un beau jour, l'attrait de l'inconnu fut le plus fort : fin septembre, ils s'en allèrent pour ne plus revenir. Snif! mais... quelle merveilleuse expérience!
Duvel, une muse
pour nos deux choucas, pour preuve
ils bégaient tiak tiak
il peut parler le patron
c'est lui seul qui vous l'écluse
Nos deux choucas - ils furent trois au début de l'aventure - aimaient poser devant l'objectif, surtout si une Duvel se profilait à l'horizon! Rien qu'à voir la bouteille, ils ne se sentaient plus de joie et se mettaient à tiaktiaker à qui mieux mieux. Po Li et Li Po ont fait le bonheur de toute la famille, des petits-enfants en particulier. A tour de rôle, Mathilde, Laura, Mathieu et Tanguy s'en occupaient, plus fiers qu' Artaban. Rendez-vous compte : pouvoir tenir en main des oiseaux libres de leurs mouvements! Le paradis terrestre, vous dis-je.
Comme j'étais celui qui les avait sauvés à la sortie du nid, c'est vers moi qu'ils s'amenaient avec le plus de plaisir. J'écartais les bras à la manière de l'homme nu de Léonard de Vinci, criais "tiak tiak" et ils quittaient le toit pour venir se poser sur mes musculeuses épaules. Impressionnant! Quel bien-être n'éprouvais-je pas à ces moments-là!
Confiants comme des enfants vis-à-vis de leurs parents, ils venaient le soir me becqueter les oreilles en signe d'amitié ou se tenir, sans dire un mot, à côté de moi. Si je leur parlais, ils me répondaient dans une langue que je n'eus pas le temps d'apprendre. Un jour que je promenais la tondeuse près de la sapinière, les deux choucas (incroyable mais vrai!) se posèrent sur mes épaules. Je les ai trimbalés durant un bon quart d'heure. Ni le bruit de la tondeuse, ni mes mouvements un peu brusques n'eurent raison de leur stoïcisme. Même pour la mise en marche qui nécessite des gestes énergiques, l'un des oiseaux se tenait perché sur moi. Quelle confiance! J'en étais tout retourné. Des anges, ces oiseaux noirs...
Les souvenirs m'assaillent : une autre fois, Po Li participa à l'une de mes randonnées cyclistes, toujours sur une épaule, la gauche, à l'ébahissement d'un homme qui travaillait devant chez lui. A mon tour de faire preuve d'une certaine fierté. C'est bien simple : je commençais à me prendre pour saint François d'Assise. J'aurais bien fait de le prier plus souvent!
Un beau jour, l'attrait de l'inconnu fut le plus fort : fin septembre, ils s'en allèrent pour ne plus revenir. Snif! mais... quelle merveilleuse expérience!
